C’est la première question de tout projet de terrasse, et elle se tranche moins sur le matériau que sur ce que vous attendez de votre terrasse dans dix ans. Un bois vit, se patine et se ravive. Un composite garde son aspect et vous laisse tranquille. Nous distribuons les deux, ce qui nous évite d’avoir à défendre l’un contre l’autre, et ce comparatif s’appuie sur les caractéristiques techniques de notre propre catalogue, garanties comprises.
L’essentiel
- Les garanties sont équivalentes. De 15 à 25 ans sur nos lames composite, de 10 à 25 ans sur nos lames bois selon l’essence. Les meilleures garanties sont les mêmes des deux côtés.
- Le composite n’est pas un produit unique. Trois profils coexistent, avec des sections, des fixations et des garanties différentes : c’est la première question à poser à un fournisseur.
- L’entretien reste le vrai point de bascule : un saturateur à renouveler pour le bois, un simple nettoyage au jet pour le composite.
- Nos lames composite sont fabriquées à partir de 95 % de matériaux recyclés et sont recyclables à 100 %.
- Dans les deux cas, c’est l’ossature qui décide de la durée de vie réelle de la terrasse, pas la lame.
Bois ou composite : le comparatif critère par critère
Voici les points sur lesquels les deux matériaux diffèrent réellement. Chacun est détaillé plus bas, avec sa source.
| Critère | Bois | Composite |
|---|---|---|
| Entretien courant | Saturateur à renouveler si l’on veut garder la teinte | Nettoyage au jet, sans produit de finition |
| Évolution de l’aspect | Grisaille sous les UV, veinage propre à chaque lame | Teinte stable, couleur présente dans la masse |
| Garantie de durabilité | 10 à 25 ans selon l’essence | 15 à 25 ans selon le profil |
| Stabilité dimensionnelle | Le bois travaille avec l’humidité | Les lames ne se déforment et ne se dilatent quasiment pas |
| Échardes | Possibles avec le temps | Aucune |
| Fixation | Vissée, apparente | Clipsée et invisible, ou vissée selon le profil |
| Remplacement d’une lame | Dévisser la lame concernée | Immédiat sur les profils à clip, sans démonter |
| Composition | Bois massif | 95 % de matériaux recyclés, recyclable à 100 % |
Ce qui sépare vraiment les deux matériaux
Une lame de terrasse en bois est une pièce de bois massif, rabotée, issue d’une essence choisie pour sa tenue à l’extérieur. Une lame en bois composite associe des fibres de bois et des polymères en un seul matériau. Les nôtres sont fabriquées par co-extrusion, une technologie qui consiste à appliquer un film polyéthylène très fin en fusion directement sur le noyau de la lame. Ce film étanche protège le composite de toute reprise d’humidité et stabilise le matériau.
De cette différence de fabrication découle tout le reste. Le bois reste un matériau vivant : il est noble, chaleureux, mais absorbe et restitue l’humidité, il grise sous les UV, il travaille. Le composite ne le fait pas, ou très peu, et offre désormais un rendu bois assez réaliste, mais sans la noblesse d’un matériau 100% naturel. Il n’y a pas de bon ou mauvais choix, c’est un arbitrage entre deux matériaux qui ont leurs caractéristiques et qualités intrinsèques.
Un point nous est souvent opposé à tort : le composite n’est pas un matériau « plastique ». Nos lames sont fabriquées à partir de 95 % de matériaux recyclés, dont près de 60 % du volume en bois issu de sciures d’industries de la seconde transformation certifiées FSC®. Nous y revenons plus bas, parce que c’est probablement l’argument le plus mal connu de ce matériau.

Toutes les lames composite ne se valent pas
C’est le point que la plupart des comparatifs passent sous silence, et c’est pourtant celui qui change le plus les conclusions. Comparer « le bois » et « le composite » n’a pas beaucoup de sens, parce que le composite recouvre plusieurs produits qui n’ont ni la même structure, ni la même fixation, ni la même garantie.
Notre gamme en compte trois. La lame alvéolaire est évidée de canaux internes, ce qui la rend plus légère et plus économe en matière. La lame semi-pleine réduit ces vides. La lame pleine n’en a aucun. Plus il y a de matière, plus la lame est lourde et stable.
| Profil | Section | Fixation | Garantie de durabilité |
|---|---|---|---|
| Alvéolaire | 25 x 140 mm | Clipsée, invisible | 15 ans |
| Semi-plein | 23 x 138 et 23 x 210 mm | Clipsée, invisible | 25 ans |
| Plein | 23 x 138 mm | Vissée | 25 ans |
Un devis composite ne veut donc pas dire grand-chose tant que le profil n’est pas précisé. C’est la première question à poser, avant même la couleur.


Les garanties, matériau par matériau
C’est l’information la plus difficile à trouver quand on compare, et c’est pourtant la seule qui engage un fabricant. Nous publions ici la garantie de durabilité de chaque lame de terrasse de notre catalogue, telle qu’elle figure sur sa fiche technique.
| Lame de terrasse | Garantie de durabilité | Origine de la matière | Écocertification | Pose |
|---|---|---|---|---|
| Composite semi-plein | 25 ans | Matières recyclées | FSC® | Clipsée |
| Composite plein | 25 ans | Matières recyclées | FSC® | Vissée |
| Robinier | 25 ans | France | PEFC® | Vissée |
| Châtaignier | 25 ans | France | PEFC® | Vissée |
| Bambou thermo | 25 ans | Chine | – | Clipsée |
| Composite alvéolaire | 15 ans | Matières recyclées | FSC® | Clipsée |
| Pin sylvestre autoclave | 10 ans | Finlande et Suède | FSC® | Vissée |
Deux enseignements en sortent. D’abord, les meilleures garanties sont identiques des deux côtés : 25 ans sur nos lames composite semi-pleines et pleines, 25 ans sur nos essences françaises les plus durables. Ensuite, l’écart se joue à l’intérieur de chaque famille, pas entre les familles : nos lames composite s’échelonnent de 15 à 25 ans, nos lames bois de 10 à 25 ans selon l’essence. Autrement dit, le nom du matériau ne vous dit rien de la durée garantie. Seule la référence exacte le dit.
Une précision s’impose, parce qu’elle est rarement faite : ces garanties ne couvrent pas la même chose. Sur le bois, elle porte sur la préservation de la matière, c’est-à-dire la résistance aux champignons et aux insectes. Sur le composite, elle couvre en plus l’aspect, à savoir la tenue de la teinte et la résistance aux tâches, en usage résidentiel normal. C’est un périmètre plus large, et cela mérite d’être su : un bois garanti 25 ans tiendra 25 ans, mais il aura changé de couleur, et cela n’ouvre droit à rien.
La classe d’emploi 4, et les deux chemins qui y mènent
Sur le bois, la durabilité se lit d’abord à travers la classe d’emploi, c’est à dire l’usage à laquelle elle est destinée. Cela décrit le niveau d’exposition à l’humidité et aux champignons qu’une pièce de bois peut supporter. Une lame de terrasse doit atteindre la classe 4, celle de l’humidification fréquente. Deux voies très différentes y conduisent, et la confusion entre les deux est courante.
La première est naturelle. Certaines essences y parviennent seules, par leur seule composition. Notre robinier, issu de forêts de Bretagne et de Normandie, est l’essence locale la plus résistante à l’extérieur sans traitement de préservation : sa classe de durabilité naturelle I-II lui vaut la classe d’emploi 4 en extérieur, sans qu’on lui ajoute quoi que ce soit. C’est aussi le bois européen le plus dur, comparable en durabilité aux bois tropicaux. Le châtaignier suit la même logique.
La seconde voie passe par le traitement autoclave, qui imprègne le bois sous pression. Notre pin sylvestre scandinave traité de cette façon est considéré comme durable en classe d’emploi 4, avec une résistance minimale de 10 ans aux attaques d’insectes xylophages et aux champignons. C’est cohérent avec sa garantie de 10 ans.
La classe 4 ne dit donc rien à elle seule de la longévité attendue : deux lames dites de classe 4 peuvent être garanties 10 ans ou 25 ans. Regardez toujours les deux informations ensemble.

L’entretien, le vrai point de bascule
C’est le critère qui départage le plus souvent, et de loin.
Une terrasse en bois se patine. Livrée sans finition, elle vire au gris argenté en quelques saisons sous l’effet des UV. C’est un phénomène de surface, pas une dégradation, et la garantie n’en dépend pas. Reste que si vous souhaitez conserver la teinte d’origine, il faut appliquer un saturateur et le renouveler. Nous conseillons un saturateur en phase aqueuse écologique, dont la transparence laisse deviner les dessins du bois et sa couleur d’origine. Cette finition n’est pas opacifiante, la couleur du bois évoluera sous la finition, et le rendu final dépendra donc de l’aspect du bois traité. Une terrasse laissée nue plusieurs années demandera un dégrisage, voir un ponçage avant toute nouvelle finition.
Une terrasse en lames composite ne demande ni lasure, ni saturateur annuel. Un simple nettoyage au jet haute pression convient, en veillant à maintenir le jet à bonne distance pour ne pas altérer la surface du matériau. Le vieillissement est homogène, et il n’y a rien à reprendre au fil des ans.
La bonne question n’est donc pas « lequel est le mieux », mais « suis-je prêt à ressortir un saturateur et l’appliquer tous les deux ans ». Si la réponse est non, le composite règle le sujet une bonne fois pour toutes. Si la patine du bois vous plaît, l’entretien devient facultatif : vous pouvez laisser griser et ne faire qu’un entretien minimum, et sans perdre votre garantie.
Les points à anticiper, des deux côtés
Un comparatif qui ne liste que des avantages ne sert à rien. Voici ce que disent nos fiches produit, pour l’un comme pour l’autre.
Côté bois composite, deux points méritent d’être connus. Le premier est thermique : conçues pour un confort maximal, nos lames « peuvent néanmoins être chaudes en plein soleil l’été, mais en condition ambiante normale elles sont très faciles à vivre, et offrent une très bonne résistance à la glissance ». C’est à considérer sur une terrasse plein sud sans le moindre ombrage, et les teintes claires y aident. Le second concerne la pose : les lames ne se déforment et ne se dilatent quasiment pas, mais il reste impératif de laisser un espace de 2 à 5 mm en bout de lame (suivant la température lors de l’installation), ce qui garantit un jeu constant entre lames et une esthétique régulière dans le temps. La contrainte est légère, elle n’est simplement pas négociable.
Côté bois massif, il faut accepter que la matière évolue. Elle grise, systématiquement, et plus vite sur les faces exposées. Elle travaille avec l’humidité et la température, ce qui peut faire apparaître des fentes de surface, un léger tuilage, des noeuds qui s’ouvrent en étoile, ou des échardes avec le temps. Elle n’est pas homogène non plus : deux lames de la même essence n’ont ni la même teinte ni le même veinage. C’est ce qui fait tout son charme, et c’est aussi ce qui déçoit ceux qui attendaient un rendu régulier.
À l’inverse, le bois se rattrape : il se ponce, se dégrise et se re-sature, on peut le remettre à neuf. Une lame composite rayée profondément se remplace plutôt qu’elle ne se répare, mais sur nos profils à clip ce remplacement prend quelques minutes et ne demande pas de démonter la terrasse.
Ce que personne n’anticipe : la structure sous la terrasse
La plupart des terrasses qui vieillissent mal ne vieillissent pas mal à cause de leurs lames. Elles vieillissent mal parce que l’eau stagne dessous, parce que l’air ne circule pas, ou parce que l’ossature a été sous-dimensionnée. Ce chapitre vaut à l’identique pour le bois et pour le composite : une lame garantie 25 ans posée sur une mauvaise ossature ne tiendra pas 25 ans.

Sur sol étanche, la construction doit présenter une pente minimale de 1,5 % afin d’assurer l’évacuation des eaux de ruissellement et d’empêcher toute présence d’eau stagnante sous la terrasse. Sur sol drainant et souple, il faut mettre une couche de matériau drainant, du gravier par exemple, puis la recouvrir d’un feutre géotextile pour éviter la prolifération de mauvaises herbes. Les lambourdes s’appuient alors sur des plots PVC réglables qui corrigent les défauts de niveau. Dans tous les cas, la structure ne doit gêner ni le drainage, ni la libre circulation de l’air.
Un détail qui coûte cher quand on l’ignore. En effet, en cas de coupe ou de perçage d’une pièce d’ossature, il est impératif de retraiter les parties transformées avec un produit conçu à cet effet. Et il ne faut jamais couper un bois de classe 4 destiné à entrer en contact avec le sol, au risque de perdre la garantie du fabricant. Beaucoup de garanties tombent pour ces raisons, pas pour un défaut de matériau.
La pose et la norme NF DTU 51.4
A ce titre, les deux matériaux se ressemblent davantage qu’on ne le croit. Dans les deux cas, la terrasse repose sur une ossature en lambourdes, et la mise en œuvre relève du DTU 51.4, qui encadre les règles de pose des platelages extérieurs en bois.
| Point de pose | Bois | Composite |
|---|---|---|
| Référence | Mise en œuvre selon DTU 51.4 | Préconisations du fabricant, ossature selon DTU 51.4 |
| Fixation | Vissée sur lambourdes, apparente | Clip invisible, ou vissée pour le profil plein |
| Entraxe des lambourdes | Selon les préconisations du DTU 51.4 | 40 cm |
| Jeu en bout de lame | Selon l’essence et la longueur | 2 à 5 mm (suivant température à la pose), impératif |
| Démontage d’une lame | Dévisser | Immédiat sur les profils à clip |
Si vous préparez votre chantier, notre guide pour réussir une terrasse bois durable détaille les points de vigilance, dont la plupart valent aussi pour le composite : exposition, nature du sol, ventilation sous la lame, contreventement et planéité.

L’argument écologique du composite est le plus mal connu
Le reproche le plus fréquent fait au composite est d’être un matériau « artificiel ». Les chiffres de composition disent l’inverse, et ils méritent d’être posés.

Une lame composite est fabriquée à partir de 95 % de matériaux recyclés. Le bois en est le composant majoritaire, avec près de 60 % du volume, et provient de sciures d’industries de la seconde transformation certifiées FSC®, c’est-à-dire de co-produits qui auraient sinon été perdus. Les polymères PEHD représentent 40 % du volume et proviennent essentiellement de bouteilles plastique recyclées. L’ensemble est recyclable à 100 % en fin de vie.
Le bois massif a de son côté un argument tout aussi solide, et différent : celui de la ressource locale et de la faible transformation. Notre robinier et notre châtaignier viennent de forêts françaises certifiées PEFC® et sont transformés en France, ce qui réduit fortement la distance parcourue. Nos pins scandinaves sont certifiés FSC® ou PEFC®.
Les deux logiques sont légitimes, et elles ne se mesurent pas sur la même échelle : d’un côté la valorisation de déchets et la recyclabilité totale, de l’autre une ressource renouvelable et si le bois provient de forêts françaises, une chaîne courte. Nous préférons vous donner les deux moitiés de l’équation plutôt qu’une seule.
Et si vous hésitiez avec un bois exotique
Beaucoup de projets se posent la question sous la forme « exotique ou composite » plutôt que « bois ou composite ». L’ipé, le cumaru ou le padouk ont longtemps été la référence de la terrasse haut de gamme, pour leur densité et leur durabilité naturelle.
Cette famille recule nettement : selon France Bois Forêt, les surfaces de bois exotique vendues en France ont baissé de 20 % depuis 2019. Le coût, la disponibilité et l’attention portée à la provenance des bois tropicaux y contribuent. Pour un projet qui visait un exotique, deux réponses tiennent la route chez nous : le composite semi-plein ou plein, garanti 25 ans et sans entretien, ou le robinier, de durabilité naturelle comparable et issu de forêts françaises.
Quelle solution pour votre situation
| Votre situation | Notre orientation | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vous ne voulez aucun entretien régulier | Composite semi-plein ou plein | Nettoyage au jet, teinte stable, garantie 25 ans |
| Vous voulez une fixation invisible | Composite à clip | Aucune vis apparente, lame démontable à l’unité |
| Terrasse autour d’une piscine | Composite | Sans échardes, bonne résistance à la glissance, insensible aux projections |
| Vous vouliez un bois exotique | Composite 25 ans ou robinier | Durabilité équivalente, sans la question de la provenance tropicale |
| Vous aimez la patine et le veinage | Bois, quelle que soit l’essence | Matière vivante, aspect qui évolue, réparable |
| Vous cherchez une essence locale | Robinier ou châtaignier | Forêts françaises, classe 4 naturelle, garantie 25 ans |
| Grande surface, budget contraint | Pin sylvestre autoclave | Classe 4 par traitement, garantie 10 ans |
Notre position
Nous vendons les deux, et nous n’avons donc aucun intérêt à vous pousser vers l’un ou vers l’autre. C’est ce qui nous permet d’écrire que le composite peut être chaud en plein soleil (mais comme un bois exotique dense), comme d’écrire que le bois demandera un saturateur si vous voulez garder sa teinte.
S’il fallait résumer : le composite pour ceux qui veulent une terrasse stable et qui ne veut rien leur demander, le bois pour ceux qui aiment une matière vivante et acceptent de s’en occuper. Et dans les deux cas, mettez le soin sur l’ossature avant de vous préoccuper du choix des lames, parce que c’est avant tout l’ossature qui décidera de la durée de vie réelle de l’ensemble.
Vous pouvez parcourir nos lames de terrasse composite et nos terrasses en bois, ou nous soumettre votre projet pour un chiffrage dans les deux matériaux, ossature comprise.
Sources
- Caractéristiques techniques, garanties de durabilité, écocertifications et préconisations de pose : fiches produit du catalogue e-wood.fr, relevées le 10 août 2026.
- Évolution du marché du bois exotique : France Bois Forêt, « Bardage et terrasse bois : une évolution favorable du marché dans un contexte de crise », 27 octobre 2025, d’après les études de Jean-Marc Mornas pour la Fédération nationale du bois et Le Commerce du Bois.
- Règles de mise en œuvre des platelages extérieurs en bois : norme NF DTU 51.4.
Questions fréquentes
Quelle terrasse choisir entre le bois et le composite ?
Tout dépend de ce que vous attendez de votre terrasse dans dix ans. Le composite garde son aspect et ne demande qu’un nettoyage au jet : c’est le choix de la tranquillité. Le bois évolue, se patine et se ravive, à condition d’y consacrer un saturateur de temps en temps. Les garanties, elles, sont équivalentes : de 15 à 25 ans sur nos lames composite selon le profil, de 10 à 25 ans sur nos lames bois selon l’essence.
Quels sont les inconvénients d'une terrasse en composite ?
Nos fiches produit en signalent deux. Les lames peuvent être chaudes en plein soleil l’été, même si en condition ambiante normale elles sont très faciles à vivre. Et la pose demande de laisser un espace de quelques mm en bout de lame : les lames ne se déforment et ne se dilatent quasiment pas, mais ce jeu garantit la possibilité de dilatation longitudinale et un espacement régulier dans le temps. À noter aussi qu’une lame rayée profondément se remplace plutôt qu’elle ne se répare, ce qui prend quelques minutes sur un profil à clip.
Une terrasse composite chauffe-t-elle plus qu'une terrasse en bois ?
Nos fiches produit indiquent que les lames « peuvent néanmoins être chaudes en plein soleil l’été, mais en condition ambiante normale elles sont très faciles à vivre, et offrent une très bonne résistance à la glissance ». Le point est donc à considérer sur une terrasse plein sud sans le moindre ombrage. Les teintes claires limitent l’effet. A noter qu’une lame en bois exotique, très dense aura aussi tendance à accumuler la chaleur.
Quelle est la différence entre une lame composite alvéolaire, semi-pleine et pleine ?
La lame alvéolaire dispose de canaux internes évidés larges réduisant ainsi la matière superflue, la semi-pleine réduit ces canaux à des évidements tubulaires, la lame pleine par définition est massive et n’ a aucun évidement.
Plus la lame contient de matière, plus elle est stable et lourde. Cela va influer essentiellement sur sa capacité à résister à des charges lourdes, à la rupture à la flexion. Les lames pleines étant de fait essentiellement appropriées pour des usages nécessitant une forte résistance à des poids importants, comme une terrasse d’un établissement recevant du public. La lame semi-pleine se prête à la majorité des usages. La lame alvéolaire se prête uniquement à un usage normal et privatif.
Ceci se traduit sur la garantie de durabilité : 15 ans pour notre profil alvéolaire, 25 ans pour le profil semi-plein et pour le profil plein.
Que couvre exactement la garantie d'une lame de terrasse ?
Elle ne couvre pas la même chose selon le matériau. Sur le bois, elle porte sur la préservation de la matière, c’est-à-dire la résistance aux champignons et aux insectes. Sur le composite, elle couvre en plus l’aspect, à savoir la tenue de la teinte et la résistance aux tâches, en usage résidentiel normal. Le grisaillement naturel d’un bois n’est donc pas un défaut couvert : c’est un phénomène de surface attendu.
Quelle classe d'emploi faut-il pour une lame de terrasse ?
La classe d’emploi 4, celle de l’humidification fréquente. Deux voies y mènent. Certaines essences l’atteignent naturellement, comme le robinier, dont la classe de durabilité naturelle I-II lui vaut la classe 4 sans aucun traitement de préservation. D’autres y arrivent par traitement autoclave, comme le pin sylvestre, considéré comme durable en classe 4 avec une résistance minimale de 10 ans aux attaques d’insectes xylophages et aux champignons. Mais tous les bois préservé en autoclave ou réputés traités en classe 4, ne se valent pas. Seuls les fabricants certifiés par le label CTB B+, sont en mesure de vous apporter une garantie certifiée.
Des bois au traitement certifié, marque de qualité.
Le label de qualité CTB B+, est une marque de qualité, délivrée aux industriels qui s’engagent à respecter les normes en vigueur. Pour assurer la perennité de votre ouvrage, faîtes le choix d’un bois certifié CTB B+. C’est la marque de certification de FCBA qui atteste des performances des bois en service en termes de durabilité.
Ainsi, choisir un bois certifié CTB B+ offre la garantie d’un traitement efficace pour un usage et une durée de service attendus.
Pour plus d’informations se référer au guide du FCBA : Certification CTB B+, bien comprendre les classes d’emploi et la préservation des bois.
Comment vieillit une terrasse en bois composite ?
Sa teinte est stable, parce que la couleur est présente dans la masse et non en surface. Un film polyéthylène très fin, appliqué en fusion sur le noyau de la lame, empêche la reprise d’humidité et stabilise le matériau. Le vieillissement est donc homogène, sans échardes, et un simple nettoyage au jet haute pression suffit à l’entretenir, en maintenant le jet à bonne distance.
Faut-il poser une terrasse sur plots ou sur dalle béton ?
Cela dépend du sol. Sur sol drainant et souple, on met une couche de matériau drainant, du gravier par exemple, puis un feutre géotextile, et les lambourdes s’appuient sur des plots PVC réglables qui rattrapent les défauts de niveau. Sur sol étanche, la construction doit présenter une pente minimale de 1,5 % pour évacuer les eaux de ruissellement. Pour une terrasse surélevée, on peut aussi utiliser des plots béton ou des vis de fondation.
Bois exotique ou composite, que choisir ?
Les deux répondent à une recherche de durabilité sans entretien lourd. Le bois exotique recule nettement sur le marché français, de 20 % depuis 2019 selon France Bois Forêt. Pour un projet qui visait un exotique, nous orientons volontiers vers le robinier : une classe de durabilité naturelle I-II, une garantie de 25 ans, et une forêt française plutôt qu’un transport intercontinental.
Le bois composite est-il écologique ?
Nos lames composite sont fabriquées à partir de 95 % de matériaux recyclés et sont recyclables à 100 % en fin de vie. Le bois en est le composant majoritaire, avec près de 60 % du volume, et provient de sciures d’industries de la seconde transformation certifiées FSC®. Les polymères PEHD représentent 40 % du volume et proviennent essentiellement de bouteilles plastique recyclées. Le bois massif joue sur un autre registre, celui de la ressource locale et de la faible transformation.
Une terrasse en bois demande-t-elle beaucoup d'entretien ?
Cela dépend du résultat que vous voulez. Si vous acceptez qu’elle grise, vous n’avez rien à faire : le gris argenté est un phénomène de surface, pas une dégradation, et il n’affecte pas la garantie. Si vous voulez conserver la teinte d’origine, il faut appliquer un saturateur et le renouveler. Une terrasse laissée nue plusieurs années demandera un dégrisage avant toute nouvelle finition.
Peut-on remplacer une seule lame abîmée ?
Oui sur les profils à clip, où la fixation est invisible et où une lame se retire sans démonter l’ensemble. Il faut en revanche disposer d’une lame de rechange dans le bon coloris. Sur une pose vissée, qu’il s’agisse de bois ou de composite plein, le remplacement demande de dévisser la lame concernée.
Quel entraxe pour les lambourdes d'une terrasse ?
L’entraxe est l’écart maximal à respecter de centre à centre entre deux lambourdes, c’est-à-dire entre deux points d’appui. Pour nos lames composite, il est de 40 cm. Pour le bois, il faut suivre les préconisations du DTU 51.4, en particulier sur les ossatures autoportantes. La qualité de l’ossature conditionne la durabilité de l’ensemble davantage que le choix de la lame.
Quelle pente dois-je prévoir lors de la réalisation d'une terrasse bois ?
Pour une terrasse en bois ou bois composite, prévoyez une pente de 1,5 % (1,5 cm de dénivelé par mètre linéaire). Cette légère inclinaison suffit à garantir l’écoulement des eaux de pluie, à chasser les impuretés qui peuvent s’accumuler en dessous de la terrasse, tout en restant imperceptible à l’oeil nu et confortable à l’usage.
Sens de la pente
- Direction : orientez toujours la pente vers l’extérieur et à l’opposé de votre habitation ou des murs de votre façade, de sorte que l’eau s’écoule vers le jardin.
- Sens de pose des lames : posez vos lames de préférence dans le sens de la pente pour faciliter l’écoulement de l’eau. Pas de stagnation d’eau offre une meilleure durabilité et moins de risque de formation de mousses au sortir de l’hiver.
- Point haut : le niveau le plus haut se situe le long de la façade de votre maison.
Points à respecter concernant le support
- Ventilation : l’eau ne doit jamais stagner sur les lambourdes ou sous le platelage.
- Règle de l’art issue du DTU 51.4 : une déclivité de 1,5 cm par mètre prolonge nettement la durée de vie du bois en évitant l’humidité stagnante.



